Demander la poursuite de mon occupation (renouvellement)

Votre autorisation arrive à échéance et vous souhaitez conserver votre mouillage ? Déposez une demande de poursuite d'occupation — c'est le terme officiel du « renouvellement » — avant la fin de validité de votre AOT. La démarche en ligne prend quelques minutes.

Le bon moment pour améliorer votre mouillage

Puisque votre demande sera réexaminée, mettez toutes les chances de votre côté : un emplacement et un équipement améliorés facilitent l'instruction — et protègent le milieu marin.

Schéma sur l'amélioration de l'emplacement

Les fonds évoluent : un mouillage posé il y a des années peut aujourd'hui se trouver sur un herbier. Vérifiez sur la carte ci-dessous et proposez un déplacement vers le sable — signalez-le simplement dans votre demande.

Amélioration de l'équipement

Une chaîne trop longue ou un corps-mort dégradé racle le fond dans tout le rayon d'évitage. Ancre à vis, flotteur de chaîne, ligne textile : des dispositifs écologiques suppriment le ragage. C'est le bon moment pour s'équiper.

Vous n'utilisez plus vraiment votre mouillage ? La renonciation vous libère de la redevance et rend l'emplacement au milieu naturel.

2 questions pour challenger votre mouillage

Si une zone de mouillage organisée (ZMEL) ou un port dispose de places près de chez vous, privilégiez-les : pas de corps-mort à poser ni à entretenir, pas de dossier d'AOT individuel, et un impact bien moindre sur les fonds marins. Le mouillage individuel doit rester la solution du dernier recours.

Votre choix d'emplacement et d'équipement décide, pour des années, de l'empreinte de votre mouillage sur les fonds. Il conditionne aussi l'instruction de votre demande.

La carte présente les zones sensibles (herbiers de posidonie et de zostères, zones protégées), la pression de mouillage existante et les secteurs fermés aux nouvelles demandes : repérez les fonds sableux de votre secteur avant de demander la poursuite de votre occupation.

Cette carte présente les critères environnementaux (herbiers, zones Natura 2000, habitats sensibles) et la pression exercée par les mouillages sur le territoire : densité des mouillages existants, zones saturées, secteurs à enjeu. Situez votre mouillage pour comprendre son contexte — et anticiper l'instruction de votre demande.

Une synthèse textuelle des secteurs fermés aux nouvelles demandes sera proposée en alternative accessible.

Pour remplir le dossier, préparer les pièces suivantes

  • Le cas échéant, l'évaluation des incidences Natura 2000 (le formulaire vous guide si votre emplacement est en zone concernée)

  • Pièce d'identité et coordonnées

  • Localisation précise du mouillage souhaité (coordonnées GPS ou repérage sur carte)

  • Caractéristiques du dispositif d’ancrage souhaité, chaine, bouée intermédiaire et de surface

  • Le cas échéant, l'évaluation des incidences Natura 2000 (le formulaire vous guide si votre emplacement est en zone concernée)

Votre autorisation expire bientôt ?

Ne laissez pas votre mouillage sans titre : à l'échéance, il devient illégal. Préparez votre numéro d'AOT ou une copie de votre arrêté actuel : la démarche n'en sera que plus rapide.

Pour remplir le dossier, préparer les éléments suivants : certificat d’immatriculation du navire + assurance du navire si plus de 5 m de long ; localisation précise du mouillage souhaité (coordonnées GPS ou repérage sur carte) ; caractéristiques du dispositif d’ancrage souhaité, chaine, bouée intermédiaire et de surface.

Questions fréquentes

À l'échéance, vous n'avez plus de titre d'occupation du DPMn : Si vous n’enlevez pas votre dispositif d’amarrage, vous êtes passible d’une amende pour occupation illicite du DPMn (contravention de grande voirie).

Renouvelez environ 2 mois avant ou résiliez.

Oui, signalez le nouvel emplacement souhaité dans votre demande. Un emplacement à moindre impact environnemental facilitera l'instruction.

Oui. L'AOT est précaire : l'État peut refuser le renouvellement, notamment pour des motifs environnementaux ou d'intérêt général. La carte des enjeux vous aide à anticiper.

L'occupation du domaine public maritime par un mouillage individuel relève principalement du code général de la propriété des personnes publiques (CG3P) :

  • Article L. 2122-1 — nul ne peut occuper une dépendance du domaine public sans autorisation.
  • Article L. 2122-2 — l'occupation ne peut être que temporaire.
  • Article L. 2122-3 — l'autorisation présente un caractère précaire et révocable : elle ne confère aucun droit acquis au maintien de l'occupation.
  • Article L. 2125-1 — toute occupation privative donne lieu au paiement d'une redevance.
  • Articles L. 2132-2 et suivants — sanctions applicables en cas d'occupation sans titre (contravention de grande voirie).

S'y ajoutent, selon les cas :

  • les articles R. 2124-39 à R. 2124-55 du CG3P, relatifs aux zones de mouillages et d'équipements légers (ZMEL) sur le domaine public maritime ;
  • l'article L. 414-4 du code de l'environnement, qui impose une évaluation des incidences en site Natura 2000 ;
  • les arrêtés du préfet maritime réglementant le mouillage sur chaque façade (protection des herbiers notamment).

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