La plateforme de gestion des demandes de mouillage individuel dans le DPMn

Votre mouillage en mer, en règle et respectueux du milieu marin

Installer un ancrage pour la bouée d’amarrage de votre navire nécessite une autorisation de l'État. Choisissez votre démarche ci-dessous — et adoptez les bons gestes pour préserver les fonds marins.

Renonciation d'occupation

Vous n'utilisez plus votre mouillage ? Renoncez à votre autorisation (résiliation), retirez vos équipements et arrêtez de payer la redevance.

  • DÉMARCHE EN LIGNE

Préservez les fonds marins

Un mouillage mal placé détruit les herbiers marins qui abritent la biodiversité contre les phénomène d’érosion et stockent du carbone.

Bien mouiller : les bonnes pratiques

Vos obligations en bref

Une autorisation personnelle

L'AOT est délivrée à votre nom, pour un navire donné. Elle est précaire et révocable, et ne se transmet pas — ni avec la vente du bateau, ni à un tiers.

Une redevance annuelle

Vous payez chaque année une redevance d'occupation du domaine public, facturée par la Direction générale des Finances publiques. Son montant est fixé localement.

Un équipement entretenu et signalé

Vous maintenez votre mouillage en bon état, correctement balisé, et il ne doit pas gêner la navigation ni les autres usagers.

Une remise en état

À la fin de l'autorisation, vous enlevez l'ensemble des équipements ayant permis l’amarrage de votre navire (corps-mort ou autre dispositif, chaine, bouées) et remettez le site en l'état.

Questions fréquentes

Vous êtes concerné si vous souhaitez : installer ou conserver un dispositif d'amarrage fixe pour votre bateau — corps-mort ou autre système, chaine et bouées — en dehors d'un port et en dehors d'une zone de mouillage organisée (ZMEL), sur le domaine public maritime naturel : la mer territoriale, les plages et le rivage appartiennent à tous ; y occuper un emplacement de façon privative nécessite une autorisation d'occupation temporaire (AOT) délivrée par l'État et soumise à redevance, définie par la DDFiP locale.

Non. L'AOT est personnelle et non transmissible. Vous devez la résilier ; l'acheteur devra déposer sa propre demande s'il souhaite conserver un mouillage au même endroit.

La durée est fixée par l'arrêté préfectoral d’autorisation d’occupation du DPMn, le plus souvent de 1 à 5 ans selon les départements. Elle n'est jamais reconduite automatiquement : c'est à vous de demander le renouvellement avant l'échéance.

Le montant est fixé par le service local du Domaine et dépend notamment de la taille du navire et de la situation du mouillage. Renseignez-vous auprès de la DDTM de votre département. [Option : lien vers un tableau indicatif des barèmes par département]

L'occupation du domaine public maritime par un mouillage individuel relève principalement du code général de la propriété des personnes publiques (CG3P) :

  • Article L. 2122-1 — nul ne peut occuper une dépendance du domaine public sans autorisation.
  • Article L. 2122-2 — l'occupation ne peut être que temporaire.
  • Article L. 2122-3 — l'autorisation présente un caractère précaire et révocable : elle ne confère aucun droit acquis au maintien de l'occupation.
  • Article L. 2125-1 — toute occupation privative donne lieu au paiement d'une redevance.
  • Articles L. 2132-2 et suivants — sanctions applicables en cas d'occupation sans titre (contravention de grande voirie).

S'y ajoutent, selon les cas :

  • les articles R. 2124-39 à R. 2124-55 du CG3P, relatifs aux zones de mouillages et d'équipements légers (ZMEL) sur le domaine public maritime ;
  • l'article L. 414-4 du code de l'environnement, qui impose une évaluation des incidences en site Natura 2000 ;
  • les arrêtés du préfet maritime réglementant le mouillage sur chaque façade (protection des herbiers notamment).

(Ouvre une nouvelle fenêtre) Consulter les articles sur Légifrance.

Le service mer et littoral de la DDTM du département où se situe votre mouillage. [Lien vers l'annuaire des DDTM]